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Los manifestantes serbios denuncian la

Los manifestantes serbios denuncian la "brutalidad" policial

Global martes 19 de agosto de 2025 -

AFP
Après des témoignages et des vidéos accablantes relayées sur les réseaux, des milliers de manifestants serbes sont descendus mardi dans la rue à Belgrade pour dénoncer la "brutalité" de la police.
La Serbie est secouée depuis novembre 2024 par des manifestations quasiment quotidiennes, dans la foulée de l'effondrement à la gare de Novi Sad (nord) d'un auvent en béton qui a tué seize personnes, quelques mois après la rénovation du bâtiment.
Cette tragédie a été imputée par les manifestants, emmenés par un mouvement étudiant, à une "corruption endémique" au sein des structures de l'Etat et des entreprises publiques.
Au départ, les manifestants ont réclamé au pouvoir d'en assumer la responsabilité et aux institutions judiciaires de mener une enquête transparente. Depuis mai, ils réclament aussi les élections législatives anticipées.
Depuis une semaine, les manifestations, qui étaient généralement pacifiques, sont devenues violentes dans les rues de la capitale et de plusieurs autres villes.
Si d'un côté les manifestants accusent des sympathisants du Parti progressiste serbe (SNS, nationalistes) du président du pays Aleksandar Vucic, de les avoir attaqués, le pouvoir accuse les manifestants de s'en être pris aux forces de l'ordre.
Outre les affrontements entre les manifestants et les supporteurs du SNS, des manifestants ont dégradé, démoli ou incendié des locaux du parti présidentiel et de plusieurs autres formations de la coalition au pouvoir, notamment à Belgrade, à Novi Sad et à Valjevo.
Plus de cent manifestants ont été arrêtés. Plusieurs ont raconté avoir été battus ou maltraités par des policiers.
Les manifestants ont protesté mardi à Belgrade pour se solidariser avec Nikolina Sindjelic. Etudiante et militante de 22 ans, elle a raconté avoir été amenée jeudi soir, après son interpellation par des forces spéciales, dans un garage du gouvernement à Belgrade, avec un collègue étudiant et plusieurs autres manifestants.
"Le commandant de cette unité nous a brutalement frappés, ce jeune homme et moi", a raconté à l'AFP cette étudiante en Sciences politiques. "Il nous a insultés, il m'a traitée de salope, m'a dit qu'il allait me violer devant tout le monde", a poursuivi Nikolina Sindjelic.
Le ministère de l'Intérieur a "fermement" nié dans un communiqué ces accusations, et affirmé que la manifestante avait été arrêtée pour avoir fait partie d'un groupe qui a attaqué des bâtiments du gouvernement et de la police.
Après avoir défilé mardi, les manifestants se sont arrêtés devant un bâtiment de la police spéciale pour dénoncer la "brutalité" de ses membres.
- "Spirale de la violence" -
Sur des pancartes, on pouvait lire notamment "Des violeurs avec un badge".
"Somos algunos malheureusement en train d'entrer dans una espiral de la violencia qui, à mon avis, ne peut pas finir bien si ça continue comme ça", dijo a la AFP Andrej Sevo, un manifestante de 31 años.
Le pouvoir devrait agir de sorte à "calmer la situación, au lieu de simplement verser de l'huile sur le feu envoyant la Police, avec un comportement de plus en plus brutal", ajoute-t-il.
Aleksandra Krstic, de 45 años, se encontró en guardia contra la vulnerabilidad de las mujeres que se manifiesta.
"Nous n'avons personne pour nous protéger. Si je vais à une manifestation, je devrais pouvoir m'adresser à la Police et demander de me protéger, et non pas être battue, amenée dans un sous-sol et menacée de viol", dit cette professeure de Sciences politiques.
Lundi soir, des manifestants ont brisé la devanture de l'un des locaux du SNS à Belgrade, avant d'être repoussés par la policial.
Peu después, el presidente Aleksandar Vucic llegó a los lugares, rodeado de medios pro gubernamentales para denunciar a los "terroristas".
Il a promis dimanche, lors d'une conférence de presse, una "action très determinée" des autorités dans environ una semaine pour mettre fin aux violentos.
M. Vucic, que dirigió la Serbia desde 2014, siendo un primer ministro desde su presidente, rechazó las apelaciones a las elecciones anticipadas y denunció las manifestaciones como parte de una "révolución de color" y una complot extranjera visando al renversor.
oz-al/rus/mm
© Agencia France-Presse


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SG/CR

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